« Foucault-Nietzsche : nouveaux regards »
7 octobre 2010
Intervenants
:
Defert, Daniel
[B],
Fujita, Kojiro
[A],
Gripay, Emmanuel
,
Müller, Antoine
,
Paltrinieri, Luca
[A][B],
Revel, Judith
[A][B],
Voeltzel, Nicolas
Discipline évoquée
:
Histoire
[B]
Sujets évoqués
:
Humanisme
[B]
, Vérité
[B]
[Ar]
Ouvrage de référence
:
Histoire de la folie
[B]
[Ar]
Journée d’études organisée par Luca Paltrinieri et Antony Manicki dans le cadre du programme ANR « La bibliothèque foucaldienne »
(IIAC – « Anthropologie de l’écriture » - EHESS / Triangle – ENS Lyon).
Dans son intervention, « Constitution et reconstitution de l’évidence. La question de la vérité chez Nietzsche et Foucault », Antoine Müller (ENS Lyon) se concentre sur le rapport entre le dionysiaque et la folie à partir de Naissance de la tragédie et Histoire de la folie.
Daniel Defert (Paris VIII/Centre Michel Foucault) - « Le rapport de Foucault à Nietzsche à travers le cours de 1970 » - explique l’importance de la lecture de Nietzsche et de son interprétation deleuzienne pour l’élaboration de la perspective généalogique, notamment dans le premier cours de Foucault au Collège de France, « La volonté de savoir ».
Kojiro Fujita (Paris Est/Université Hitotsubashi) - « Dieu, l’homme, le surhomme. La lecture foucaldienne de Nietzsche » - nous parle du rapport entre la nietzschéenne « mort de dieu » et la fameuse affirmation foucaldienne de la « mort de l’homme », à la fois sur le niveau épistémologique et politique.
Emmanuel Gripay (Bordeaux III) - « Psychologie et schémas d’appréhension de soi : Foucault avec Nietzsche » - réinterprète la thématique de la folie comme « absence d’œuvre » dans Histoire de la folie à partir d’un schéma d’appréhension de soi qui serait radicalement opposé à celui de l’homo psycologicus, et qui s’approcherait en cela d’une « voie de sortie » nietzschéenne de la psychologie.
Nicolas Voeltzel (Paris Est) - « L’ascétisme chez Nietzsche et Foucault » - montre que Foucault et Nietzsche ont tous les deux une attitude ambiguë vis-à-vis de l’ascétisme, composée à la fois de rejet et de fascination ; la lecture respective du christianisme est le contexte où cette ambigüité apparaît le plus fortement.